1/ Hippocrate (460-377 av JC)
Hippocrate marque le début de la médecine « moderne », rationnelle et de la nosologie. Auparavant, la médecine était une médecine symbolique, anecdotique, très associée à la religion.
On considère qu’Hippocrate est à l’origine des fondements de la médecine occidentale : il définit :
- les principes médicaux, ou règles de bonne pratique, qui sont toujours d’actualité
- les rapports entre le médecin, le patient et la collectivité
- la volonté de transmission du savoir
- les Règles Hippocratiques, autour desquelles s’organise la profession médicale : l’égalité de prise en charge, le secret médical, la défense de la vie…
Depuis, l’art d’être médecin est guidé par deux choses : l’instruction de règles et l’expérience personnelle.
On voit donc la modernité de cette nouvelle approche de la médecine, à l’origine de la médecine occidentale.
Pourtant, à l’époque, la médecine ne doit pas remettre en cause les principes religieux établis. Les évolutions de la religion et de la médecine vont être couplées pendant un temps, afin qu’un conflit entre les deux ne vienne pas bloquer tout progrès, avant de se séparer définitivement.
2/ Aristote (384-322 av JC)
Les philosophes vont entraîner une évolution des concepts liés à la profession de médecin. Ils vont notamment promouvoir une transmission écrite du savoir, basée sur la raison et l’observation.
La profession va dès lors s’organiser en deux groupes :
- les anatomistes qui se penchent sur des études de la structure, de l’architecture du corps
- les pharmaciens, physiciens, toxicologues… plus intéressés par les études des systèmes de régulation
- Cette nouvelle distinction conduit aux premières rivalités entre professions médicales ainsi qu’à un nouveau type de
3/ Galien (131-201 ap JC)
Galien a la volonté de libérer la pensée scientifique du dogme religieux. Il revendique aussi le droit à l’expérimentation,
La vision de la profession médicale se modifie aussi : les premières actions de santé publiques voient le jour (travaux d’assainissement, constructions d’aqueducs…) avec plusieurs conséquences :
- élaboration des premières règles de santé publique
- début du pouvoir médical
- premiers lieux de soin : hôpitaux, surtout pour l’hébergement des personnes démunies, en difficulté. La pratique médicale adopte alors la même attitude que les structures religieuses. Les deux évoluent conjointement, mais une partie de l’Eglise favorise une vision laïque et scientifique de la médecine.
4/ Ve siècle
L’Eglise se déclare officiellement dépositaire du savoir scientifique et médical. La médecine n’est plus un art marginal :
http://www.ethique.inserm.fr/inserm/ethique.nsf/0f4d0071608efcebc125709d00532b6f/0f36da36252f0d6cc12570a500515390?OpenDocument
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